Dimanche 31 janvier 2010
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Quiconque s'intéresse à l'inexpliqué a au moins entendu ce nom une fois dans son parcours.
Ses vidéos sur le Net ne se comptent plus et le bouche à oreilles fait le reste. Je ne crois pas l'avoir vu sur un plateau de télé ou dans une de ces émissions qui prétendent soumettre des médiums
à des défis ridicules.
Je crois, après l'avoir écouté quelques heures, que l'homme s'en fout complètement. Il suit le chemin qui est le sien, c'est à dire Médium avec grand M.
Le Dimanche 13 Septembre 2009, j'ai eu le plaisir d'assister à une mini conférence de Reynald Roussel et Christine André, médiums tous les deux. Je parle de mini-conférence car après une brève
introduction pour faire le distinguo entre médiumnité et voyance, répondre à quelques questions, il a laissé la parole à ceux qui sont si proches de nous et paraissent si lointains: les «morts». Le
mot ne me plait pas, car pour moi ils sont bien plus vivants que nous.

Une assistante passe dans la salle ramasser les photos des défunts, mais Mr Roussel nous informe que ce n'est pas une obligation: quelqu'un peut se manifester même si sa photo n'a pas été
présentée.
Pendant son introduction, il expliqua aussi que les «morts» n'étaient pas à notre disposition; qu'ils venaient s'ils en avaient envie. Dresser une table avec des bougies, de l'encens et
autres gadgets était parfaitement inutile pour communiquer avec l'au-delà. Nos morts sont là, et selon lui, chacun de nous naît avec cette faculté de communiquer. Seulement, tous ne la développent
pas ou celle-ci se révèle à eux lors d'un choc surtout émotionnel.
Crâne rasé, tout de noir vêtu, l'homme a un humour caustique et décapant, peut-être pour masquer un poil de timidité ?
Pour lui, tout est simple et naturel: à une dame qui aborde la TCI ( TransCommunicationInstrumentale) il répond que si la voix est claire et audible par tous, il adhère.
S'il faut un décodeur pour traduire des râles métalliques (il fait une imitation plus vraie que nature), alors, ce n'est pas une communication.
La dame ne saute pas de joie, mais moi, Reynald m'est de plus en plus sympathique. J'ai vécu une NDE, j'ai souvent des contacts avec les miens qui sont partis et effectivement les choses sont
simples et claires.
Revenons à nos photos… Elles sont étalées sur la table-bureau des deux médiums qui se recueillent un instant et passent leur main au dessus des photos. Ça démarre au quart de tour !
Il brandit une photo, la personne concernée se lève «C'est votre mère ?» - «oui» S'ensuivent des questions dont la réponse est invariablement positive.
Je suis scotchée. Il ne peut pas inventer les détails de sa mort, il ne peut donner au hasard son passe-temps favori. Il transmet un message à la fille et passe à une autre photo.
- C'est votre femme?
- oui
- Elle est là à côté de vous, elle danse, elle danse tout le temps. Vous dansiez avec elle monsieur ?
- oui, nous faisions beaucoup de danse, de petites compétitions mais en amateurs
- Elle me dit «qu'est-ce que j'ai pu être bête avec ma jalousie; elle était jalouse monsieur?
- Oh oui, très
- Elle regrette, elle vous demande de vivre votre vie d'homme, de continuer à danser, elle est venue s'asseoir près de vous; elle vous enlace et vous chatouille dans la nuque. Vous la sentez ?
Là, le pauvre jeune homme n'en peut plus et se met à pleurer en confirmant qu'effectivement, elle avait souvent ce geste envers lui. Il paraît infiniment malheureux. Il n'a pas l'air d'avoir 30
ans, peut-être 25 et si malheureux. Des larmes me perlent aux yeux et comme il est assis à côté de moi, je ne peux m'empêcher de lui donner une légère tape sur le genou ; je ne sais quoi dire. S'il
y avait eu une seule mouche, on l'aurait entendue voler.
Mme André promène sa main au dessus des photos et sort celle d'un... bébé !
- C'est votre fils madame ?
- Oui
- Il est parti très tôt; il en est désolé, il est désolé de vous avoir fait de la peine, mais il avait une malformation du côté des voies respiratoires. Sachant la vie qui l'attendait, il n'a pas
eu le courage de l'affronter et a préféré repartir
- Oui, il est mort à 3 mois.
- Il vous dit de ne pas désespérer, qu'un autre viendra; d'ailleurs, je vois une petite âme qui se promène autour de vous. Est-ce possible? (sous entendu êtes-vous enceinte ?)
La mère éplorée murmure un oui.

Autre photo, autre situation: une jeune femme demande si sa mère a retrouvé son père.
Reynald Roussel lui répond: ils se sont croisés. La femme n'en revient pas et en bafouille.
L'homme en noir lui dit que lors de son décès, sa mère a effectivement vu son père, qu'ils se sont serré la main et chacun est reparti de son côté.
«Car voyez-vous madame, maintenant, elle est libre, il n'y a rien qui l'oblige à supporter votre père» elle l'a fait ici par respect des convenances mais désormais, elle fait comme elle veut.
La femme perd le restant de ses illusions, elle qui pensait que ses parents s'aimaient tellement. Mais à tout bien réfléchir, elle convient que ce n'était pas rose tous les jours.
Photo d'une adolescente: d'après le médium, elle est partie brutalement; accident de la circulation, elle dit à sa mère que ce n'est de la faute de personne, que la police finira son enquête mais
qu'on ne trouvera rien.
Comment ce diable d'homme aurait-il deviné qu'il y avait une enquête de police? Je suis de plus en plus épatée.
Coup de théâtre dans la communication; la fille somme la mère de renoncer à son projet et que si elle le mettait à exécution quand même, elles ne se trouveraient pas. Là, toute la salle comprend
que la dame projetait un suicide, elle, elle sanglote tout doucement.
Christine André sort une photo du lot
-c'est votre père?
-non, mon grand père
- il est habillé de telle façon, c'est un homme calme et bienveillant, mais je ne comprends pas bien, je le vois avec des petits fragments de bois qu'il manipule, il les trie, il assemble, mais je
ne vois pas bien ce qu'il fait
- il construisait des maquettes de grands bâtiments, des bateaux, il était très doué
- oui, c'est ça, je vois ses œuvres derrière des parois de verre, il a exposé?
- oui
- il va bien, tout va bien pour lui, il vous aime.
Je ne peux pas raconter toutes les communications, mais l'émotion a généré une ambiance à couper au couteau. Un mélange de douleurs récentes ou anciennes et d'espoir, de réconfort.
Comme je l'appréhendais, je n'ai pas eu de contact, mais nulle frustration car j'ai malgré tout trouvé la confirmation que je n'étais pas folle; qu' ILS sont là en permanence. Une anecdote
d'ailleurs à ce sujet:
Une jeune femme veut savoir si elle manque à son père. La réponse tombe comme la lame sur le cou de Marie-Antoinette: «non!». La voyant prête à fondre en larmes, Mr Roussel lui explique que de
l'autre côté, ils nous voient quand ils veulent, comme ils veulent donc, nous ne pouvons pas leur manquer. Ouffff !!!!
D'autres question ont été abordées: les tables tournantes des spirites par exemple. Selon les deux médiums, ça convenait à une certaine époque mais c'est complètement désuet et pour reprendre leur
expression, c'est comme vouloir voyager en calèche tirée par des chevaux alors qu'il y a des avions.
On peut si on le veut, prier pour les morts, leur envoyer des pensées, ils en sont toujours contents.
Un esprit qui attaque quelqu'un dans la matière, Reynald Roussel n'y croit pas, ceci est parfaitement logique quand on y réfléchit.
Cet homme démystifie complètement la médiumnité d'une façon naturelle et évidente.
Comme il le dit lui même, on ne peut pas plaire à tout le monde, mais moi, vous l'aurez compris, je suis devenue fan.
En partant, je lui ai glissé «alors? vous ne venez toujours pas en Belgique? «Il m'a répondu «ça va se faire... c'est prévu...»
Je vous invite à visiter son site officiel, très riche et passionnant, avec quelques vidéos de ses séances
http://www.reynald-roussel.eu/accueil.htm
http://www.christine-andre.com/
Un texte de Renée Desanti, correspondante du CERPI

Par Michel Luquet
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Publié dans : ACTUALITES
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